Les Métiers du Cheval
La filière équestre professionnelle

Définition du métier

Le cavalier professionnel est un cavalier de bon ou de haut niveau. Il monte les chevaux chez un éleveur pour le débourrage et le dressage des chevaux, chez un marchand, pour mettre les chevaux en valeur ou dans une écurie de compétition pour les entraîner. Au niveau de la compétition, il peut être de niveau régional, national ou international. Il peut gérer sa propre entreprise ou être lié par contrat avec un propriétaire de chevaux de sport. Les gains du compétiteur sont directement liés aux résultats du cheval. Il peut aussi acheter des chevaux, les entraîner et les revendre, organiser des stages. Selon un article publié dans Cheval magazine (n° spécial 2000), on compte environ 1000 cavaliers professionnels en France.

Ministère concerné par la formation

Les diplômes intéressant cette activité sont les galops au  niveau Amateur et Pro : ils dépendent de la Fédération française d’équitation et du Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Condition d’accès à l’exercice de ce métier

Le galop 7 est obligatoire pour participer aux compétitions. Le bon niveau acquis en compétition permettra au candidat de se faire remarquer par des propriétaires de chevaux. Le galop 7 est obligatoire pour participer aux compétitions" d
Pas pour les compétitions "Club"

Formation

Les galops sont proposés par les centres équestres affiliés à la FFE.

La durée de la formation dépend de chaque cavalier puisqu’il s’agit avant tout de formation libre ne débouchant pas sur un diplôme professionnel. Les résultats sportifs font la qualité d’un cavalier professionnel. Toutefois le cavalier peut passer un BPJEPS ou un DE (DEJEPS ou DESJEPS) d’enseignant, lui permettant outre de participer à une bonne formation, de se préparer un débouché professionnel. Certains cavaliers ne souhaitent pas faire autre chose que monter à cheval et veulent surtout ne pas être enseignants pour éviter de passer toute leur activité au milieu d’un manège.

Emploi

Les emplois de cavaliers professionnels sont particulièrement aléatoires, mais la passion motive les meilleurs.

  • Fédération française d’équitation

Point de vue : le métier de cavalier professionnel est redoutable car le candidat doit s’accrocher tant la compétition est féroce. Par ailleurs, gagner ne dépend pas que de sa seule performance, il faut tenir compte des qualités sportives du cheval et de bien d’autres facteurs : un champion peut ne gagner qu’un seule fois et d’autres très bons cavaliers peuvent ne jamais accéder au top niveau.

Définition du métier

L’entraîneur soigne le cheval dont il a la responsabilité, il lui assure son entraînement du matin, vérifie son aptitude et sa forme. Il le travaille en main et monté. Il s’occupe de l’état des ferrures et fait venir le vétérinaire lorsque c’est nécessaire. Il peut travailler des heures la musculature du cheval sans pour autant lui faire sauter des obstacles. Le travail d’entraînement du cheval de compétition est le même que celui du cheval de course dans la mesure où l’entraîneur gère l’ensemble des activités liées aux chevaux sportifs de haut niveau, des déplacements aux engagements.

Ministère concerné par la formation

Diplôme d’Etat délivré par le Ministère de l’Agriculture.

Condition d’accès à cette formation

Le candidat accède aux différentes formations présentées ci-après :

  • soit après la classe de 3e de collège ;

  • soit en étant titulaire d’un CAP ou d’un CAPA ;

  • soit en ayant suivi une formation complète préparant ces diplômes sans en être titulaire (ces diplômes ne sont pas obligatoires) ;

  • soit en étant titulaire d’un diplôme obtenu à l’issue d’un cycle de détermination des lycées (diplôme généraliste attestant du parcours de formation) ;

  • soit en justifiant d’un niveau de scolarité de seconde générale et technologique ou d’un an d’activité professionnelle à temps plein à l’entrée en formation.

Formation

Cette formation est dispensée par des écoles publiques (lycées agricoles ou centres de formation d’apprentis - CFA), ou par des écoles privées (maisons familiales).

La durée de la formation est de 1820 heures, plus 12 semaines de stages.

Le cycle d’étude est de deux ans par la voie scolaire ou bien d’un an en classe spécifique. Le cycle de préparation par la voie de l’apprentissage est de 600 heures en CFA ou en centre pour la formation continue. On peut suivre la formation par l’enseignement à distance.

La formation est assurée par modules généraux (expression, communication et langue française, langue étrangère, activités physiques, vie sociale, civique et culturelle, mathématiques et traitement de données), par modules professionnels (filière cheval, la matière et le vivant, connaissance du cheval), et par module de la spécialité (fonctionnements et résultats du système d’entraînement, conduite d’un processus d’entraînement et d’exploitation du cheval de compétition).

Diplôme

BEPA activité hippique, option entraînement du cheval de compétition.

Ce diplôme de niveau V correspond à une formation et à un diplôme de base. Il permet l’accès aux formations préparant aux épreuves du baccalauréat professionnel.

Emploi

Ce type de diplôme permet de devenir ouvrier qualifié dans un établissement équestre, dans une écurie de courses ou dans un centre d’élevage.

  • AFASEC

  • Maisons familiales rurales

Point de vue : formation de base car elle intervient sur plusieurs domaines (soins, alimentation, physiologie, psychologie). Pour autant, les débouchés professionnels sont restreints. En effet, le monde des courses est le seul à présenter un réel besoin d’entraîneurs.